Potentiel des zones de production transformées
Editorial: Immobilier et énergie 2025
Déjà à l’époque de la construction des moulins à papier et des filatures de coton, la question de l’énergie était au cœur du choix d’un emplacement au bord d’un fleuve. Cette question est aujourd’hui à nouveau au centre des préoccupations et les anciens sites de production industriels offrent les meilleures conditions pour un approvisionnement énergétique neutre en CO2.
Les bâtiments industriels existants peuvent continuer à être utilisés, ce qui permet de préserver l’énergie grise qu’ils renferment. Ils confèrent aux sites une identité historique tout en facilitant leur acceptation par la population. Pour les planificateurs, cependant, la rénovation énergétique du parc immobilier existant et le compromis architectural entre l’ancien et le nouveau constituent un défi.
Les projets présentés dans ce numéro ont des spécificités très différentes : pour la Papieri Cham (ZG), un bon plan d’aménagement et l’orientation vers la Société à 2000 watts ont notamment contribué à la réussite du projet. Le site Bühler à Sennhof (ZH) se caractérise par le charme brut des bâtiments industriels des années 1980 et du 19e siècle.
La particularité du site bluefactory, à Fribourg (FR), réside dans la combinaison innovante de la gestion de l’eau et de l’approvisionnement énergétique. D’autres projets révèlent un éventail coloré de stratégies : réutilisation réussie, rénovations régénératives, reconversions surprenantes et transformations délicates.
L’examen de la transformation de tous ces sites de production a montré qu’ils constituent des espaces clés du développement urbain suisse, avec un grand potentiel pour la protection du climat, la densification et de nouvelles qualités urbaines.
Cet article a paru dans le numéro spécial « Immoblier et énergie VIII, intitulé Potentiel des zones de production transformés ».
D’autres articles sur ce sujet sont disponibles dans notre dossier numérique.