Cir­cu­ler. Quand nos mou­ve­ments fa­çonnent les villes.

Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris, du 4 avril au 26 août 2012

Date de publication
02-04-2012
Revision
19-08-2015

La Cité de l’Architecture et du Patrimoine consacre sa prochaine grande exposition à la mobilité urbaine. L’exposition permet au visiteur de suivre, en douze séquences, l’évolution des conceptions urbaines, des espaces urbains et des bâtiments générés par la circulation des hommes à travers les territoires. Circulation bien réelle, qui se conjugue aujourd’hui avec les circulations virtuelles. Rues et places, routes, autoroutes ou voies ferrées, ports, caravansérails, gares et aérogares, villes compactes, villes éclatées sont autant de concepts qui jalonnent l’histoire de nos territoires et qui trouvent leur origine dans le désir de chacun de circuler.
Elle prend la forme d’un parcours mis en scène comme un décor de théâtre : reconstitution de rues, tubes d’images, films, installations sonores. Tout est fait pour transporter le visiteur dans le temps et l’espace et l’amener à s’interroger sur son environnement. 
En effet, à la suite d’un 20siècle fortement influencé par le mythe d’un progrès lié à la vitesse, nous vivons actuellement  un temps de remise en cause des habitudes en matière de mobilité. Ainsi, des propositions émergent, pour offrir aux hommes de nouvelles façons d’organiser leur vie en mouvement.
Le commissariat est assuré par l’architecte et ingénieur Jean-Marie Duthilleul, connu notamment pour avoir conçu des gares pendant vingt-cinq ans. Cette spécialisation lui a permis de développer une réflexion et une pratique dans le domaine de la composition de la ville contemporaine, axée autour de la mobilité. C’est dans cet esprit qu’il a participé à la consultation sur le Grand Paris aux côtés de Jean Nouvel et Michel Cantal-Dupart. C’est ici l’occasion pour lui de montrer que l’évolution des villes devrait se faire dans un subtil équilibre, à ajuster sans cesse, entre le mouvement et le non mouvement, entre des lieux où l’on reste et des lieux où l’on passe. Lorsque cet équilibre n’existe plus, la ville ne remplit plus son rôle de mise en relation entre les gens. Concevoir une ville, c’est concevoir un système permettant à la fois l’accumulation et l’échange. La ville est ainsi le produit d’une dialectique permanente entre le mobile et l’immobile.

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