Les gla­ciers suis­ses per­dent en­co­re 5% de leur vo­lu­me

De fortes vagues de chaleur de mai à septembre, combinées à un hiver peu enneigé, ont de nouveau fait de 2026 une année désastreuse pour les glaciers. C’est ce que montrent les dernières données du Réseau suisse de mesure des glaciers (GLAMOS) et de la Commission suisse d’observation de la cryosphère de l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT).

Data di pubblicazione
13-10-2026
Revision
13-10-2026

La fonte des glaciers suisses a de nouveau été extrême en 2026. Plus de 5% de la glace a disparu. L’épaisseur moyenne de la glace de certains glaciers a diminué de 2,5 à 4 m. Sur les langues glaciaires, elle a parfois reculé jusqu’à 10 m au cours de l’été. Rien qu’au cours des cinq dernières années, le volume de glace en Suisse a baissé de près de 20%.

Des glaciers plus petits déjà disparus

Comme l’année précédente, l’hiver 2025/26 a connu, à toutes les altitudes, bien moins de neige que la moyenne pluriannuelle. La principale raison tient aux faibles précipitations. Au regard de la hauteur moyenne de neige, le semestre d’hiver (novembre 2025 à avril 2026) figure parmi les dix hivers les moins enneigés depuis le début des mesures. De mai à septembre, chaque mois a été marqué par la sécheresse et au moins une période de canicule. La limite du 0°C s’est située au-dessus de 4000 m pendant 76 jours durant ces mois, soit plus du double de la moyenne et un record. La couche de neige protectrice a parfois disparu des glaciers dès les vagues de chaleur de juin. En septembre, il ne restait plus de neige, même à 3500 m d’altitude. Dans de telles conditions, les glaciers alpins n’ont à long terme aucune chance de survie. Cela se traduit par la disparition de nombreux petits glaciers, comme le glacier de Bella Tola (VS) et le Griessfiren/Plattalvafirn (GL).

SCNAT – Des savoirs en réseau au service de la société

L’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) et ses 35 000 expertes et experts s’engagent aux niveaux régional, national et international pour l’avenir de la science et de la société. Elle renforce la prise de conscience du rôle des sciences naturelles comme pilier central du développement culturel et économique. Sa large assise en fait un partenaire représentatif pour la politique. La SCNAT met les sciences naturelles en réseau, apporte son expertise, encourage le dialogue entre science et société, identifie et évalue les développements scientifiques et pose les bases de la prochaine génération de spécialistes des sciences naturelles. Elle fait partie des Académies suisses des sciences.


La période de mesure 2026 se classe juste derrière l’année record 2022. Si les pertes de cette dernière n’ont pas tout à fait été atteintes malgré des températures plus élevées, c’est que de nombreux glaciers portaient un peu plus de neige qu’en 2022 et que moins de poussière du Sahara s’est déposée sur la neige en 2026. Le rayonnement solaire a ainsi été mieux réfléchi. Il y a toutefois eu des exceptions: certains glaciers (Allalin, Clariden, Grand Aletsch et Rhône) ont connu cette année une fonte plus forte que jamais.

Les eaux de fonte atténuent la pénurie d’eau

Entre juillet et septembre, les glaciers ont perdu au total environ 2200 milliards de litres d’eau, soit plus de quatre fois la consommation annuelle d’eau potable de tous les ménages suisses. La fonte des glaciers contribue ainsi encore actuellement à atténuer les pénuries d’eau estivales. Cet effet diminue toutefois déjà nettement aujourd’hui, en raison de la surface de glace qui se réduit.

La Commission suisse d’observation de la cryosphère (SKK) de l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) documente les changements de la cryosphère alpine. Elle coordonne les réseaux de mesure suisses de long terme pour la neige, les glaciers (GLAMOS) et le pergélisol (PERMOS). Y sont représentées les institutions qui exploitent ces réseaux nationaux (Institut fédéral de recherches WSL, Institut pour l’étude de la neige et des avalanches SLF, MétéoSuisse, EPF Zurich, universités de Zurich, Fribourg et Lausanne, ainsi que Haute école spécialisée de la Suisse italienne) ou qui apportent une contribution financière à leur pérennité (Office fédéral de l’environnement OFEV, Office fédéral de météorologie et de climatologie MétéoSuisse dans le cadre de GCOS Suisse, SCNAT, Office fédéral de topographie swisstopo).

Traduit par l’IA, révisé par la rédaction.

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