Une culture de la transformation portée par le secteur public
Éditorial Façades N° 4 /2025
Rénover, agrandir, surélever, restaurer, réemployer des éléments de construction – toute forme d’utilisation du patrimoine existant, plutôt que de le démolir et de reconstruire, recèle un potentiel de réduction des émissions de CO2. Consciente de cet enjeu et de sa responsabilité exemplaire, la commande publique adopte elle aussi une attitude de plus en plus réfléchie. Les projets réunis dans ce numéro en témoignent et illustrent la diversité des démarches.
Les situations de départ très variées ont conduit à des interventions plus ou moins profondes sur le bâti, déterminant ainsi le degré de transformation visible. Alors que les architectes du jardin-restaurant Bachgraben, à Bâle, ont recherché une restitution fidèle de l’existant, les bâtiments administratifs de Zurich assument un nouveau langage architectural dans un contexte historique. À Coire, le nouveau centre scolaire conserve seulement la structure originelle, désormais enveloppée d’une nouvelle couche bâtie. Tous les projets se caractérisent par une approche naturelle du patrimoine bâti, qui s’est progressivement imposée au cours des dernières années. De plus, la richesse des solutions de façade présentées prouve qu’au-delà de l’écologie,
la préservation du bâti ouvre aussi un champ fertile sur le plan esthétique.