LAC20.21: Saint-Gin­golph, la fron­tière

Réinterroger notre regard sur des éléments du territoire

Date de publication
26-06-2020
Julia Jeanloz
Rédactrice en charge des pages SIA de la revue Tracés

Début mars à Lausanne, pas moins de 70 personnes assistaient à la première marche du cycle de neuf promenades prévues par LAC2020, un événement qui propose de (re)découvrir le territoire lémanique à partir de zones délimitées par l’étendue d’eau. Cette manifestation s’adresse à toute personne intéressée par le travail des professionnels de l’architecture et du territoire, et a pour ambition de questionner le regard que nous portons sur ce dernier à travers une multiplicité de points de vue, qui favorisent l’échange entre usagers et professionnels de l’environnement bâti.

Dans les entrailles historiques de la capitale vaudoise, il s’agissait de comprendre de quelle manière le Flon et la Louve avaient contribué à dessiner la ville, et comment les vallons créés par ces cours d’eau, qui ont, pendant longtemps, servi à concentrer les activités marginalisées (abattoirs, usine d’incinération, etc.), se sont transformés en des lieux d’expérimentation sociale. D’Épalinges, où le Flon est apparent, au Théâtre de Vidy, où il est invisible, les marcheurs ont ainsi pu découvrir différentes couches urbanistiques et sociales.

Suite au déclenchement de la crise sanitaire mondiale, les questions soulevées par la pandémie se sont ajoutées à celles abordées dans l’ensemble des promenades, et la nécessité d’une réflexion collective sur la manière d’habiter le territoire est apparue avec d’autant plus de pertinence. À la suite des bouleversements de calendrier qu’a connu la manifestation, LAC2020 est devenu LAC20.21.

Le 5 juillet 2020, à l’occasion de la deuxième promenade dominicale, le départ est donné à l’embarcadère CGN de Saint-Gingolph pour embarquer à bord de La Suisse, chaque personne devant se munir de son propre titre de transport. Il sera cette fois-ci question de la frontière, de comment cette dernière peut être établie ou remise en cause. En effet, depuis le milieu du 16e siècle, Saint-Gingolph est divisé en deux; une partie des habitants est devenue valaisanne, l’autre haute-savoyarde. Cette marche permettra à ses adeptes de découvrir les interventions de plusieurs professionnels, mais également d’un syndicaliste, ancien député au Conseil des États, d'une journaliste, d’un poète et d'un musicien.

Plus d’information: https://leman-architectures-connexions.net/, mail [at] lac2020.ch

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