Pa­villon des USA à la Bien­nale d’ar­chi­tec­ture de Ve­nise

«Spontaneous Interventions: design actions for the common good»

Date de publication
03-09-2012
Revision
19-08-2015

Le regard se promène au plafond. Le pavillon américain accueille une succession soigneusement alignée de plus de 120 projets suspendus, qui illustrent de petites ou grandes «conceptions urbaines» –  plus exactement des interventions dans l’espace public – réalisées par les habitants. Que ce «micro-urbanism» se manifeste par des bancs en contreplaqué pour arrêts de bus négligés, par du mobilier urbain bariolé pour les repas pris en route ou des meubles pour la place de jeux du quartier – l’exposition des commissaires Cathy Lang Ho, David van der Leer et Ned Cramer interroge la valeur de ces projets, le rôle dévolu à l’urbanisme et ce qui est considéré comme «beau». A l’évidence, les réalisations en question ne n’inspirent en effet pas toujours de notre conception du «bon design».

Les commissaires défendent cet «urbanisme par le bas» avec une installation aussi altruiste que les travaux présentés. L’accrochage fait appel à des cordelettes permettant aux visiteurs de tirer à eux les affiches suspendues au plafond. Sur le panneau qui leur sert de contrepoids le long du mur, des couples de mots établissent en quoi l’intervention concernée a modifié le contexte urbain. L’espace que l’abandon a rendu invisible se mue en lieu de rencontre, la friche se transforme en jardin citadin. C’est la force de ces projets et leur signification pour l’espace public que les commissaires cherchent à faire reconnaître. Le rôle majeur qui revient à ses occupants dans l’animation du tissu urbain est ainsi clairement mise en évidence au pavillon américain.

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