Fa­ci­li­ter l’in­stau­ra­ti­on des zo­nes 30

Publikationsdatum
05-12-2021

Le 10 novembre dernier, le Conseil fédéral a mis en consultation les modifications des ordonnances sur la signalisation routière (OSR) et sur les zones 30 et les zones de rencontre. Ces ajustements visent à simplifier l’instauration de zones 30 sur les routes d’intérêt local.

Actuellement, les zones 30 ne peuvent être instituées qu’à des conditions spécifiques, «uniquement pour atténuer des dangers particuliers de la circulation routière, pour réduire les atteintes excessives à l’environnement ou pour améliorer la fluidité du trafic», précise le communiqué du Conseil fédéral. Moyennant l’acceptation de ces adaptations par les milieux concernés, la mise en place de zones 30 pourra également se faire pour des motifs liés aux conditions locales, tels que l’amélioration de la qualité de vie. À noter que cette simplification de procédure se rapporte aux routes d’intérêt local en agglomération. Elle ne touche pas le réseau routier supérieur.

Ainsi, avec les modifications prévues dans les ordonnances, l’expertise précédant l’instauration d’une zone 30 ne sera plus nécessaire. Cette dernière devra toutefois «toujours faire l’objet d’une décision et d’une publication», souligne le gouvernement.

Ces dernières années, la Suisse a massivement développé les zones 30. Rappelons ici que la zone 30, comme son nom l’indique, comporte une limitation de vitesse à 30 km/h. Contrairement aux zones de rencontre, la voiture y est prioritaire et les piéton·ne·s peuvent traverser où ils·elles le veulent. Sur certains tronçons, les activités des riverain·e·s sont privilégiées par rapport à la circulation. La simplification de la procédure pour les zones 30 permettra la réduction de vitesse dans les centres urbains. En d’autres termes, cela signifie plus de sécurité pour les adeptes de la mobilité douce et, si la procédure visant à la mise en place de zones 30 est simplifiée, davantage de marge de manœuvre pour les projets de requalification urbains.

En parallèle, de nombreuses villes se prononcent en faveur de l’instauration du 30 km/h dans leur centre. C’est le cas notamment de Zurich, qui souhaite le généraliser à l’ensemble de son réseau routier – à quelques exceptions près –, sur la base d’un plan par étapes jusqu’en 2030. D’ici 2023, le Canton de Genève, tout comme la Ville de Sion, entendent faire passer leur hypercentre à 30. Enfin, en septembre dernier, Lausanne a été la première ville suisse à avoir adopté le 30 km/h de nuit dans des quartiers résidentiels et sur ses grands axes.