Quel avenir pour le réseau électrique suisse?
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Et si l’avenir électrique de la Suisse se préparait à Fribourg? Trois zones de la commune de Marly (FR) serviront de laboratoire pour un projet de recherche sur l’avenir du réseau électrique suisse mené par quatre écoles de la HES-SO.
C’est dans la commune fribourgeoise de Marly que trois zones urbaines aux profils complémentaires serviront d’espace d’expérimentation et de recherche pour le projet de recherche appliquée Smart Energy District. Porté par quatre Hautes écoles de la HES-SO (HEPIA, HEIA-FR, HEIG-VD et HES-SO Valais-Wallis) et l’énergéticien Groupe E et disposant d’un budget de 1.5 million de francs suisses, le projet entend se pencher sur les défis majeurs auxquels le réseau électrique suisse sera confronté dans les années à venir: électrification de nos modes de vie, déploiement du photovoltaïque, décarbonation, pics de consommation et de production.
Le quartier résidentiel Bel-Air, l’écoquartier de l’Ancienne Papeterie et la zone d’activité du Marly Innovation Center (MIC), géographiquement proches, représentent un condensé des typologies du tissu urbain suisse. Ces trois zones du site pilote offrent un cadre idéal pour tester des scénarios innovants de gestion énergétique à l’échelle locale, en s’appuyant sur les infrastructures existantes et les données mesurées in situ dans le contexte du site pilote.
La pertinence de nouvelles solutions — tant techniques qu’économiques et juridiques — y sera analysée et testée, notamment grâcee à la participation active d'un panel d'habitants: ajustement des tarifs, tarification dynamique, nouveaux modèles de partage (RCPv, CEL), solutions de stockage local ou rétribution de la flexibilité, par exemple. Ces pistes s’inscrivent dans un contexte de digitalisation du réseau et dans une logique de production et de consommation décentralisée et d’échange local d’énergie.
S’il s’intéresse avant tout à la dimension locale, le site pilote de Marly a également une portée internationale, puisqu’il est intégré à un projet européen réunissant pas moins de 56 partenaires et un budget total de 31 millions d’euros.