Dans le nou­veau Tra­cés

Urbanisme cyclable

Le nouveau numéro de Tracés prône un urbanisme cyclable centré sur la réalité psychologique autant que physiologique des adeptes de la petite reine urbaine.

Sous nos latitudes, le vélo a longtemps été considéré comme le sale gosse dans la grande famille de la mobilité. Les risques induits par sa pratique dans un milieu urbain totalement inadapté, tout comme l’effort demandé, limitaient peut-être son usage à des caractères bien trempés… Depuis qu’il a succombé aux charmes de la fée électricité, le vélo est quelque peu rentré dans le rang (sans toutefois perdre de sa dangerosité, comme le montrent les statistiques de l’OFREOU publiées aqujourd’hui*), mais sa présence sur les routes et dans les agendas politiques a pris l’ascenseur. Si les plans vélo et les projets de voies vertes se multiplient, le rythme de leur concrétisation est moins effréné. Le vélo reste encore trop souvent le petit frère, celui qui doit se faire sa place parmi ses aînés. Pour l’intégrer pleinement, la réflexion autour de ce mode de transport doit dépasser la seule question de l’indispensable infrastructure routière et tendre vers un urbanisme cyclable centré sur la réalité psychologique autant que physiologique des adeptes de la petite reine urbaine.

*En 2018, l’OFROU a constaté une forte hausse d’accidents graves (+38%) et mortels (+71%) chez les conducteurs de vélos électriques par rapport à 2017.

Textes principaux

Vers un urbanisme cyclable, Patrick Rérat 
Les infrastructures et conditions de circulation sont cruciales pour la pratique du vélo. Une enquête menée auprès de 14 000 pendulaires cyclistes sur l’ensemble de la Suisse montre d’importantes lacunes qui restreignent l’attractivité de la bicyclette. Pour y remédier, cet article pose les bases d’un urbanisme cyclable.

Encourager la pratique du vélo, une équation subtileVirginie Kauffmann
Expliquer les choix en matière de moyens de transport est complexe. Tenter de les influencer l’est encore plus. Les experts sont toujours plus nombreux à penser que seule une combinaison de mesures peut provoquer un changement dans les habitudes de déplacement. Les seuls critères rationnels comme le coût ou la durée du trajet ne suffisent pas à expliquer la préférence d’un mode de transport plutôt qu’un autre. Ceci plaide en faveur de politiques intervenant au-delà des infrastructures. Avec son plan d’action vélo, la Ville de Bulle l’a bien compris.

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