Le plan climat de Copenhague
espazium revue 2025 Décembre
En 2009, la Ville de Copenhague s’est fixée pour objectif d’atteindre le « zéro net » en 2025, ambitionnant ainsi de devenir la première ville au monde à y parvenir.
Autant vous prévenir tout de suite : nous sommes déjà en décembre et, non, Copenhague n’aura pas atteint son objectif. On parle aujourd’hui d’une réduction d’environ 80 % depuis le lancement du plan, et d’un bilan positif à partir de 2030. Mais la capitale a d’ores et déjà gagné son pari, grâce aux nombreux cobénéfices de sa politique.
Sommaire
Le droit à déjeuner en paix – éditorial de Marc Frochaux
Copenhague zéro net, Marc Frochaux
En 2009, la Ville de Copenhague s’est fixée pour objectif d’atteindre le « zéro net » en 2025, ambitionnant ainsi de devenir la première ville au monde à y parvenir. Marketing urbain ? Arrogance nordique ? Ou véritable politique responsable dont on devrait s’inspirer ? Entre temps, le climat est devenu une préoccupation mondiale et plusieurs villes se sont lancées, tardivement, dans la course. Paris, Zurich ou Genève, par exemple, se donnent jusqu’à 2050 pour neutraliser leur bilan.
Copenhague a-t-elle atteint la neutralité carbone en 2025 ?, Camilla van Deurs
Copenhague n’a pas encore atteint son objectif de « zéro émission nette », fixé il y a près de 15 ans. Mais cette ambition, initialement envisagée sous un angle strictement technique, s’est étendue à tous les domaines – mobilité, énergie, urbanisme et architecture. Pour l’ancienne architecte de la ville Camilla van Deurs, elle en a fait l’une des villes les plus agréables du monde.
De construire à cultiver : digression danoise sur le concept de « durabilité », Nicolai Bo Andersen
Cet essai donne un aperçu des idées qui circulent au Danemark quand on discute de « durabilité ». Pour relever le défi climatique, écrit l’architecte Nicolai Bo Andersen, il faudrait envisager sérieusement de passer de la construction à la « culture » du bâti – au sens premier de cultiver. Ce manifeste est accompagné par sept projets de rénovation inspirants.
Kay Fisker, architecte de la ville anonyme, Luca Ortelli
Ces dernières années, l’architecture danoise s’est caractérisée par de grands gestes qui individualisent les édifices. Pour Luca Ortelli, le patrimoine le plus important de Copenhague se situe au contraire dans les vastes formes urbaines anonymes, notamment réalisées par Kay Fisker. Que nous enseigne ce patrimoine dans la quête contemporaine du « zéro net » ?
Réalisation : Le phare invisible, Texte : Marie-Christine Beris ; photos : Dylan Perrenoud
Anti-monument pragmatique et symbolique, le phare Ylliam de Bureau pour la Société Nautique de Genève tisse, à l’image de sa structure, des liens entre plusieurs imaginaires. Ouvrage d’art au sens propre, sculpture de par son échelle, il s’ancre finement dans le contexte paysager et construit de la Rade.
Réalisation : Jeunes Rives : relier la ville au lac, Texte : Marielle Savoyat ; photos : Olivier Di Giambattista
Les rives du lac de Neuchâtel, dont le potentiel a été révélé par Expo.02, sont longtemps restées un espace festif occasionnel et un vaste parking. Le concours d’idées Europan, remporté en 2010 par le bureau d’architectes frundgallina, a marqué le début d’une réflexion sur les liens entre la ville, le lac et les usages d’un site unique.