La version révisée des «Conditions générales relatives aux constructions en béton» est publiée
La norme SIA 118/262:2026 «Conditions générales relatives aux constructions en béton» a été révisée. La nouvelle version, qui remplace celle de 2018, est entrée en vigueur le 1er mai 2026. Cette norme fait partie de la série des «Conditions générales pour l’exécution des travaux de construction».
La norme SIA 118/262 «Conditions générales relatives aux constructions en béton» est un complément à la norme SIA 118 «Conditions générales pour l’exécution des travaux de construction». Elle détaille les règles propres aux constructions en béton pour ce qui est de la conclusion, du contenu et de l’exécution des contrats d’entreprise. La révision partielle de la norme a consisté à en retravailler et préciser le contenu en tenant compte, de manière équilibrée, des intérêts des parties contractantes. Les règles de métré et les conditions de rémunération ont par ailleurs été ajustées. Les principales modifications apportées sont explicitées ci-après.
Champ d’application
Par principe, les normes relatives aux contrats ne s’appliquent qu’à condition d’être expressément convenues. Dans le cas où le descriptif est établi sur la base du Catalogue des articles normalisés (CAN), les règles de métré et les conditions de rémunération sont celles de la section 000. Ainsi, les règles applicables au CAN 241 «Construction en béton coulé sur place», édition 2019, sont celles de la version antérieure de la norme (SIA 118/262:2018). Si l’on veut appliquer les règles de métré et les conditions de rémunération de la nouvelle norme (SIA 118/262:2026) avant la parution de la prochaine édition du CAN 241 (prévue pour le 1er janvier 2028), la nouvelle norme doit être expressément déclarée partie intégrante du contrat. Il doit en outre être convenu qu’elle prévaut sur le descriptif en cas de contradiction.
Des conditions de rémunération précisées
La révision a introduit plusieurs modifications importantes concernant les prestations comprises dans les prix unitaires. Ainsi, par exemple, la définition des distanceurs dans les prestations comprises pour les coffrages a été étendue. Désormais, en l’absence d’exigences particulières, les écarteurs et distanceurs de coffrage sont inclus dans les prestations. En revanche, certaines prestations qui étaient jusqu’à présent considérées comme comprises dans les prix unitaires doivent désormais être rémunérées séparément, quelles que soient les dimensions des éléments. Il s’agit notamment :
- des raccords de coffrage gauches, inclinés ou arrondis;
- des arêtes à angles aigus et obtus, des angles et des joints à l’onglet;
- de la fourniture et de la pose de listes triangulaires et de réservations pour renvois d’eau.
De nouvelles précisions pour les métrés
Les règles de métré ont, elles aussi, été précisées. Il est ainsi stipulé, par exemple, que lorsque la disposition des points d’attache est définie par le concepteur, les deux faces des parois coffrées doivent être métrées en prenant le même type de coffrage et la même classe de surface de béton apparent (CBA). Pour les types de coffrage 3.4 et 4.4, c’est donc la même position de prestation qui s’applique.
Les règles existantes concernant la distinction entre parois et piliers sont conservées. Un élément de construction est considéré comme un pilier si les dimensions de la section transversale sont dans un rapport inférieur ou égal à 5:1 ou, dans le cas où ce rapport est supérieur, si la longueur de l’élément est inférieure ou égale à 1,50 m. Les règles de métré continuent par ailleurs de prendre en compte les ouvertures dans les parois. Les coffrages de parapets sous des ouvertures de plus de 2 m² peuvent être métrés séparément, à condition que leur hauteur ne dépasse pas 1,50 m.
Signalons que la représentation schématique des différents genres de coffrages (voir la Figure 1 dans la norme) a été améliorée.
Des exigences renforcées pour les surfaces de béton apparent
Les exigences relatives aux classes de surface de béton apparent (CBA) ont, elles aussi, été précisées. Pour les coffrages cadres, il est désormais stipulé que leur utilisation pour les classes CBA 2 et 3 n’est admise que si elle est expressément prévue dans le dossier d’appel d’offres. De plus, les exigences relatives aux surfaces de béton apparent ont été affinées, en particulier pour les classes CBA 1 et CBA 2. De nouvelles spécifications, plus strictes, s’appliquent désormais en matière de structure et de texture, ainsi qu’en ce qui concerne l’homogénéité de teinte. Les types de coffrages ont été précisés et les différences significatives de teinte et/ou de structure – par exemple suite à l’utilisation de peaux de coffrage différentes – ne sont plus admises.
Une clarté et une équité accrues
La révision de la norme SIA 118/262 a eu pour objectif de clarifier les conditions de rémunération et les règles de métré de manière équilibrée. Les nouvelles dispositions contribuent à réduire les imprécisions dans les appels d’offres ainsi que dans l’exécution des travaux de construction en béton, en même temps qu’elles renforcent la sécurité contractuelle des maîtres d’ouvrage comme des entreprises.